31.10.2007

Le fond des choses

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Cher Mr Bayrou,

 

 

vous êtes pour moi, comme pour tant de français, quelqu'un qui compte beaucoup, quelqu'un sur qui je compte beaucoup. Pas tant dans votre dimension politique, mais bien par et pour l'homme que vous êtes.

Ce lien que vous avez établi entre vous et des millions de citoyens d'abord,entre les citoyens eux-mêmes par la suite, ce lien comporte quelque chose qui échappe à tout sens politique, quelque chose d'irrationnel, de sentimental.

Cette faculté constitue votre plus grande force.

Une force inestimable dont je ne peux croire que vous ne prenez pas la mesure. Parce ce que ce mal insidieux qui ronge chacun de nos êtres, chacune de nos consciences, et qui nous porte à accepter ce quotidien, ce monde qui n'attend plus rien de l'homme parce qu'il détient le capital, parce que l'homme est une donnée trop imprévisible pour spéculer dessus, ce mal vous avez eu le courage de le dénoncer. Plus encore, vous avez donné les armes et le courage pour le combattre, avec toute l'humilité, toute l'humanité de celui qui se sait vulnérable au même titre qu'un autre. Sans accabler ni stigmatiser qui que ce soit, vous avez redonné à tant de gens l'envie et l'espoir de rendre le monde un peu meilleur .

Cette force, exploitée de la meilleure des façons est une chance inédite, historique, tout autant qu'elle constitue une lourde responsabilité.

Ainsi l'on a à votre égard l'indulgence, la tolérance, l'affection d'une mère qui au fond sait que son enfant, pour trouver son chemin, devra se taper la tête contre quelques murs et s'érafler les genoux dans quelques ronces. Quelque chose mêlé de crainte, de conscience et de confiance.

Je sais qu'à ce jour vos horizons s'obscurcissent de tous côtés, qu'il n'est pas facile d'avancer quand l'orage gronde, qu'il n'est pas aisé de garder ses repères dans le noir. Mais le repère c'est nous monsieur Bayrou, la terre que vous foulez ce sont ceux qui ont à coeur de suivre vos pas et de border vos chemins.

Ainsi nous aimerions profondément, ne serait-ce que le temps d'une soirée, vous faire entendre, ce murmure, cette petite voix qui voudrait pouvoir s'élever jusqu'à vos oreilles, mais l'accepteriez-vous?

Commentaires

@Roamin : clap, clap, clap, affectueusement, virginie

Ecrit par : virginie v | 31.10.2007

c'est de l'or.
Merci.

Ecrit par : guillaumeD | 31.10.2007

bravo Romain, tu dis bien ce que nous ressentons et pensons tous ! je t'embrasse

Ecrit par : MIP | 01.11.2007

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